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Contribution: Ahmad Ahmad, la vengeance à double visage !

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Issa Hayatou et Ahmad Ahmad

Et si l’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, avait raison… Après avoir passé des décennies à mettre une base solide du football africain, le «vieux» Lion Indomptable, n’imaginait pas qu’après son départ orchestré, dans le but seulement de faire une alternance, pouvait crée un sentiment de haine et de vengeance entre le nouveau bureau exécutif et certaines fédérations. Pis, il contribue à la régression du sport «roi» en Afrique.

Monsieur Ahmad Ahmad, puisse que c’est de lui dont il s’agit, n’est pas là pour le développement du football africain. Cet homme est mercenaire, un commerçant au sens propre du mot, une marionnette au service du «lobby» Maghrébin et sa vengeance contre les pays qui n’ont pas voté pour lui, lors des élections pour la présidence de la CAF, est sans limite… La FIFA devrait venir au secours. Sinon, comment et pourquoi, le Mali perd ses deux places en compétition africaine, alors que le Djoliba AC, était encore en course en Coupe CAF ? Pourquoi, doit-on organiser un tournoi zonal pour une compétition continentale ? Pourquoi, peut-on laisser des équipes comme la Gambie, la Guinée-Bissau (7 joueurs recalés) et la Guinée (6 joueurs recalés), participés à ce fameux tournoi UFOA U17 zone Ouest A ? Voilà autant de questions, qu’en tant qu’observateur du football africain, je me pose depuis un certain temps.

J’ai été au stade Ngalandou Diouf de Dakar, dimanche 16 septembre 2018, pour assister aux deux demi-finales de ce fameux tournoi UFOA zone Ouest A. Ce que j’ai observé dans cette enceinte est aberrant. Sans démagogie, j’ai tiré des leçons. Je n’ai pas compris pourquoi, le Sénégal, pays hôte de ce tournoi UFOA U17 zone Ouest A, faisait jouer ses matchs en journée et programme les autres rencontres en nocturne et dans des stades peu éclairés et dont la sécurité, laisse à désirer… J’ai constaté également que les Guinéens n’étaient pas des U17, même si ceux qui jouaient ont passé les tests IRM avec les médecins de la CAF. La différence de gabarit était visible à l’œil nu. Je jure sur la tête de tous les anciens d’Afrique, que les Guinéens que vu au stade Ngalandou Diouf de Rufisque, sont à 99% des U21 et n’ont pas des U17.

Le deuxième but guinéen en seconde période de cette rencontre, a fait sursauter un supporteur sénégalais, à mes côtés, pour confirmer tous mes doutes. «Mon frère, bilaye talaye. Barkh Serigne Bamba, Khadim Rassoul, ces joueurs guinéens ne sont pas des U17», disait-il. Donc, comment voulez-vous faire avancer le football africain, dans une marée de fraudes sur l’âge. Et comme si cela ne suffisait pas, c’est l’arbitre nigérian Abdoulaye Almustapha, qui prend parti. Je suis désolé, mais M. Abdoulaye Almustapha du Niger, ses deux assistants Mamedine Diba (Mauritanie) et Sadissou Idi (Niger), ont tout sifflé sauf du football. Les jeunes Maliens ont séduit le public par leur vélocité, vivacité, leur séquence de jeu à la Tiki-taka espagnole. Ils se faisaient renverser par les colosses guinéens à chaque contacte, sans que les arbitres ne bronchent… Le Mali aurait bénéficié d’au moins un penalty au cours de cette rencontre, sur des fautes fragrantes dans la surface de réparation guinéenne. C’était de la foutaise, mais le stade Ngalandou Diouf, était acquis à la cause des Guinéens. Sénégalais et Guinéens, étaient devenu alliés d’un soir, pour mettre fin à l’hégémonie du football malien de jeune, sur le continent.

Je dirais que ce tournoi UFOA, est un échec pour la CAF, un complot contre le Mali, double champion en titre (2015-2017) et qui était l’équipe a à abattre. La CAF a profité de l’absence de fédération au Mali, dont elle n’est jamais intervenue de façon honnête, pour régler la crise qui secouait son football depuis le temps du Général Boubacar Baba Diarra… Depuis presque un an, le ballon ne roule plus au Mali. Les différents championnats sont aux arrêts, à cause de cette crise, dont Ahmad Ahmad, à lui-même pris parti, en tant qu’acteur, pour la destruction du football malien.

En regardant un peu dans le rétroviseur, je ne peux que demander pardon à M. Issa Hayatou. Car, j’ai comme l’impression qu’il a maudit l’avancement du football africain. La Coupe du monde 2018, est un témoignage palpable, avec les 5 représentants africains éliminés dès le 1er tour. Cela n’était plus arrivé depuis 1982.

Aboubakrine DOUCARA, observateur du football africain

 

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